Questions-Réponses

Un parc éolien en mer est un ensemble d’éoliennes installées en mer constituant une centrale de production d’électricité, connectée au réseau électrique. Un parc éolien en mer est généralement constitué de plusieurs dizaines d’éoliennes.

Une éolienne est un dispositif mécanique destiné à convertir l’énergie du vent en électricité.

Une éolienne produit de l’électricité lorsque la vitesse de vent se situe entre 10 km/h (force suffisante pour entraîner la rotation des pales) et 90 km/h. Actionnées par le vent, les pales fixées sur le rotor entraînent une génératrice électrique installée dans la nacelle. Le courant ainsi produit est ensuite transporté par câble souterrain jusqu’au poste de livraison. Il y est élevé à une tension supérieure afin d’être injecté sur le réseau national.

Depuis 2008, de nombreuses études ont été réalisées sur la zone du projet en partenariat avec des associations environnementales et des bureaux d’études disposant d’expérience en milieu marin.
Ce travail effectué à l’aide de mesures en mer, analyses en laboratoire et modélisations numériques, a permis une prise en compte des principaux enjeux du territoire :

  • Les fonds marins et l’hydrodynamisme, la qualité des eaux et des sédiments.
  • Les espèces halieutiques.
  • L’avifaune.
  • Les espèces benthiques et les mammifères marins.
  • Le paysage.

Le parc éolien en mer de Saint-Nazaire comptera 80 éoliennes pour une puissance totale de 480 MW. Compte tenu du potentiel éolien important de la zone, le projet permettra de répondre au besoin électrique de plus de 720.000 habitants, soit l’équivalent des agglomérations de Nantes et Saint-Nazaire cumulées.

Le montant total de l’investissement pour le projet éolien en mer de Saint-Nazaire est de l’ordre de 2 milliards d’euros.

Ce coût intègre la fourniture et l’installation des éoliennes, des fondations, de la station électrique, des câbles inter-éoliennes et du raccordement à terre. Il intègre également le coût des études et du démantèlement à l’issue de la phase d’exploitation du projet.

Une équipe chargée des relations portuaires, industrielles et territoriales a été mise en place et travaille en lien étroit avec les entreprises locales pour les accompagner vers le marché de l’éolien en mer.

Cette équipe mène des actions d’information (journées d’information, rendez-vous d’affaires,…) à destination des entreprises et des acteurs socio-économiques sur les besoins industriels du projet et les opportunités de création d’activités associées.

L’exploitation du parc est prévue pour environ 25 ans.

Le plan de démantèlement envisagé, conformément au cahier des charges de l’appel d’offres, se base sur une remise en état du site à un état comparable à l’état initial.

Le montant des investissements nécessaires au plan de démantèlement a déjà été provisionné par le maître d’ouvrage, conformément à ses obligations.

Le site de Saint-Nazaire présente de nombreux atouts pour l’implantation d’un parc éolien en mer:

  • un milieu physique adapté à l’éolien en mer: un vent fort et régulier et une faible profondeur.
  • une absence de contraintes majeures en termes de servitude et de sécurité maritime vérifiée lors des diagnostics préliminaires menés en 2007.
  • une compatibilité avec les enjeux environnementaux, les activités humaines et les usages de la mer, évaluée par la réalisation d’études environnementales sur plusieurs années.

Le parc éolien en mer de Saint-Nazaire est au centre d’un plan industriel ambitieux, créateur de 7 000 emplois en France.

General Electric, fournisseur exclusif des éoliennes Haliade 150, prévoit de créer des usines en France pour fabriquer les composants clés de l’éolienne et un centre d’ingénierie et de Recherche et Développement. Ces sites permettront la création de 5 000 emplois qualifiés.

Le consortium, lauréat de plusieurs projets en France, prévoit d’implanter des sites industriels pour la construction des fondations et l’assemblage des éoliennes ainsi que des centres d’exploitation-maintenance à proximité des futurs parcs éoliens en mer ce qui permettra la création d’environ 2 000 emplois.

L’éolienne Haliade 150 sera fabriquée en France par General Electric. GE a finalisé le rachat des activités Energie d’Alstom en 2015 et prévoit la création de nouvelles usines à:

  • Saint-Nazaire pour la fabrication des génératrices et des nacelles – l’inauguration de l’usine a eu lieu en décembre 2014.
  • Cherbourg pour la fabrication des pales – la première pierre de l’usine a été posée en mars 2017.

GE prévoit également la création à Nantes d’un centre unique en France d’ingénierie et de R&D (recherche et développement) sur l’éolien en mer.

Au total, le plan industriel de GE permettra la création de 5 000 emplois directs et indirects.