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La taxe éolienne redonne la pêche au territoire !

Depuis 2023, le parc éolien en mer de Saint-Nazaire contribue au développement local par le biais de la taxe éolienne, contribution annuelle à l’origine d’initiatives sur le territoire. Ainsi, le Comité Régional des Pêches maritimes et des Elevages Marins (COREPEM) a lancé son premier Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) en 2024 pour financer des projets au bénéfice de la filière pêche en Pays de la Loire, à hauteur de 300 000 euros.
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La taxe éolienne, un soutien direct à la dynamique locale
La taxe éolienne est une taxe annuelle réglée par l’exploitant du parc éolien et calculée en fonction du nombre de mégawatts installés dans chaque éolienne. En 2025, le parc éolien en mer de Saint-Nazaire a versé plus de 9,7 millions d’euros dans le cadre de cette taxe pour une redistribution en faveur de différents organismes et acteurs locaux.

 

Des initiatives concrètes pour la filière pêche
Les pêcheurs ligériens sont impliqués depuis 15 ans dans les échanges constructifs avec le parc pour mener à bien la cohabitation en mer. De plus, le parc finance depuis maintenant 10 ans des mesures d’accompagnement pour favoriser le développement durable de la pêche artisanale de la région. En lançant un premier AMI financé par la taxe éolienne, le COREPEM construit un guichet complémentaire aux mesures d’accompagnement financées directement par le parc éolien en mer de Saint-Nazaire.


Ainsi, ce premier Appel à Manifestation d’Intérêt sur le territoire national se penche sur la thématique de “la formation maritime et l’attractivité des métiers de la filière pêche”. Pas moins de quatre intentions ont été retenues pour être financées grâce à la taxe éolienne : 

  • Projet ESPÈRE : porté par le lycée professionnel maritime Jacques Cassard à Nantes et visant à fournir à l’ensemble des élèves un équipement de protection individuel.
  • Vingt Mille Lieux sur les Mers : porté par Sonia Bichet. Une série de reportages vidéo dédiés à la pêche française diffusés sur sa chaîne Youtube et découpés en extraits pour les réseaux sociaux. Réalisation d’un épisode vidéo du projet sur les activités de pêche ligérienne à retrouver ici.
    https://www.youtube.com/watch?v=MDwBfTWplbk&t=66s ?
  • Projet de modernisation de l’espace “La pêche Aujourd’hui” du Musée de la Pêche de la Turballe, porté par « Au gré des vents », une association turballaise dont la mission est de protéger, sauvegarder, valoriser et transmettre la culture et le patrimoine de La Turballe.
  • Projet pour améliorer le recrutement à la pêche en Pays de la Loire, porté par l’École des Formations Maritimes. L’objectif est de mener des actions de promotion des métiers (évènements notamment) et à animer le réseau de professionnels autour de la formation maritime.

 

 

Un AMI 2 pour favoriser la sécurité et la prévention
Fort de ce premier succès, le COREPEM a annoncé un deuxième AMI, avec un budget de 550 000 euros, dédié à la sécurité et à la prévention des risques à bord des navires. La pêche restant l’un des secteurs les plus accidentogènes en France, cette initiative permettra de développer des formations et des équipements visant à réduire les accidents, améliorant ainsi à terme les conditions de travail des marins professionnels. Plus concrètement, seront visés les propositions collectives ayant pour ambitions la formation à la récupération d’hommes à la mer ou encore le développement d’équipements individuels pour les navires. La publication officielle de cette seconde AMI et le dépôt des projets seront réalisés avant la fin de l’année 2025. 

« Ce second AMI est complètement dans la logique du précédent.
Si l’on veut rendre les métiers de la mer plus attractifs, il faut aussi les rendre plus sûrs. Nous poursuivons donc au COREPEM ce travail de défrichage de l’utilisation de la taxe éolienne. »
José Jouneau, président du COREPEM
source : communiqué de presse COREPEM du 31/10/25

 

Ces projets illustrent la capacité du parc éolien en mer de Saint-Nazaire à transformer son impact en opportunités concrètes pour les territoires et les acteurs locaux. En plus de générer un appui positif direct sur l’économie locale, la taxe éolienne sert à financer des projets concrets au service des pêcheurs et des jeunes formés aux métiers de la mer.